Un temps de consolation et de formation fraternel et joyeux
Du 15 au 21 septembre, 24 couples de Voyageurs ont participé au pèlerinage organisé par la Province des Gens du Voyage de la Communauté de l’Emmanuel, à Rome. L’occasion de mieux connaître l’Église et son histoire, et, heureuse surprise, de rencontrer le pape François. Un temps de consolation pour des personnes si souvent rejetées de toute part.

Un temps de catéchèse
Christophe Boulanger confirme le besoin de catéchèse de ses frères : « Dès le premier jour, je me suis aperçu qu’il fallait donner une catéchèse sur les choses essentielles de la foi. ’Mon peuple se meurt faute de connaissance’ écrit le prophète Osée. Par exemple, plusieurs personnes ne connaissaient pas la présence réelle du Seigneur dans le tabernacle, signalée par la petite lampe rouge. Dès le deuxième jour, un homme me dit : ‘Aujourd’hui, je rentre dans l’église et la première chose que je fais c’est d’aller voir où est cette lumière rouge pour aller dire bonjour à Jésus.’ L’Eucharistie ne s’arrête pas à la messe du dimanche. Le Seigneur est toujours présent dans le tabernacle ! »
Sur les traces des saints
Plusieurs temps forts ont marqué ce pèlerinage : d’abord, la messe à Ste Marie-Majeure, dès le lundi matin, qui a lancé le pèlerinage. « Marie nous a pris et conduit comme ses enfants bien-aimés. C’était éblouissant » s’émerveille Benoit d’Arras. Puis, la découverte de cette toile du Caravage, Sainte Marie, mère des pèlerins, dans l’église Saint Augustin, qui leur a parlé au cœur.


« Si souvent rejetés, ils étaient cette fois à la première place pour voir le pape ! »
Bien sûr, la rencontre avec le pape François a marqué tous les esprits. Le modérateur général de la communauté de l’Emmanuel, qui était du voyage, avait obtenu des places très bien situées, une belle surprise réservée aux pèlerins : « Nous avons fait l’expérience des paraboles. Les Voyageurs si souvent exclus et rejetés, dans la société autant que dans l’Église, étaient cette fois à la première place. J’ai pu dire au pape que c’était une consolation pour chacun d’eux » se réjouit Michel-Bernard de Vregille.


Enfin, le dernier temps fort a été le renouvellement des promesses baptismales au baptistère du Latran. « Comme à Pâques, nous avons demandé pardon ensemble, été aspergés d’eau, écouté l’évangile suivi d’une exhortation, renoncé à Satan, été oints puis bénis » se souvient Benoit d’Arras.
« Ils sont toujours partants pour prier »
Cette semaine à Rome a été vécue dans une ambiance profondément fraternelle qui a nourri ce pèlerinage : « Nous logions dans un camping à 20 km de Rome » raconte Jean-Paul Mordefroid, sédentaire rattaché à la Province. « Nos bungalows étaient bien regroupés et nous avons “privatisé” l’espace central pour reconstituer un terrain de Voyageurs. On a pu y célébrer la messe, vivre une veillée de prière, faire une grillade… ». Le père Benoit s’enthousiasme à son tour : « Le soir, quand on rentrait, autour d’un café ou d’une tisane, quelques accords de guitare suffisaient à démarrer une louange. Ils ont une foi très spontanée, très directe. C’est très agréable. Ils sont toujours partants pour prier. »
S’il fallait résumer, on pourrait dire que « ce pèlerinage a été fraternel, bienveillant, priant, formateur et joyeux ! »
Christophe conclut ainsi : « Gloire à Dieu pour ce pèlerinage à Rome ! Le Seigneur a mis tout en œuvre pour aplanir le chemin, que ce soient les textes de la liturgie ou les paroles reçues dans la prière. Mais il a surtout préparé nos cœurs à recevoir ce qu’Il avait préparé pour chacun de nous. »











