
Et pourtant, les habitants sont dignes. Les regards fiers. Les tenues sont impeccables, notamment les enfants dans les uniformes distinctifs de leurs écoles. En effet, l’éducation est la priorité de la quasi majorité des familles haïtiennes. Des mamans surtout.
Dans cette ville, tellement indescriptible et tellement attachante, les églises, nombreuses, et les écoles sont légion. Et beaucoup d’entre elles sont des lieux de paix.
Adossée au Foyer de Charité Sainte-Marie, à Canapé vert, l’EPSJA est, elle aussi, un havre de paix. Il s’agit d’y « apprendre à pêcher plutôt que de donner à manger un poisson ». Précieuse par la formation technique dispensée, vitale par son projet humain et pastoral : former des « artisans honnêtes et compétents ». Une équipe éducative dévouée et consciencieuse s’attelle à cette mission exigeante, dans des conditions hallucinantes pour un occidental : y aura-t-il de l’eau demain ? de l’électricité ? Internet ? Combien de temps resterons-nous bloqués dans les « blocus » ?

Après une période « pays lock », après le confinement, l’école a ré-ouvert le 12 octobre 2020. La promotion de 92 élèves prépare ses examens.
Prions pour l’EPSJA. Prions pour la Communauté de l’Emmanuel à Port-au-Prince, qui la soutient. Prions pour Port-au-Prince. Prions pour Haïti. Prions pour nos frères haïtiens !
Olivier Lamoril













