Alors que dimanche nous célébrons la fête du Saint-Sacrement, nous vous proposons de découvrir le témoignage de Tim et Tiphaine de Feraudy, volontaires Fidesco à Manille : à travers l’adoration vécue au cœur des bidonvilles, ils témoignent que le Christ a donné sa vie pour nous.
Découvrez aussi comment Dieu est venu sauver Mathilde du désespoir au travers de l’adoration régulière.
Mais avant, le père Basile Dumont, vicaire de la paroisse Notre-Dame de Talence, ordonné prêtre il y a un an, nous partage comment il vit de l’eucharistie et ce que l’ordination a changé dans son rapport à l’eucharistie.

Ensuite, une fois devenu prêtre, quand j’ai commencé à célébrer, j’étais concentré sur toute la partie rituelle : faire les bons gestes, dire les bonnes paroles et ne pas me tromper… et plus le temps passe, plus je vois que je peux m’en détacher pour vivre pleinement ce que nous sommes en train de célébrer. C’est à travers cette dimension très humaine que la liturgie nous amène vers le divin. Cela reste évidemment vertigineux pour moi de me dire que, par mes mains, Dieu se rend présent car je n’en suis pas digne et que je ne le mérite pas, de même que personne d’entre nous n’est digne de recevoir le Christ.
Récemment, il m’est arrivé quelque chose dont je pensais que ça ne m’arriverait jamais parce que j’aime beaucoup la liturgie : j’ai oublié une prière eucharistique. C’est une personne de la chorale qui est venue me dire que j’étais passé directement de l’anamnèse au Notre Père. Cela oblige à l’humilité… Ce qui m’aide à vivre pleinement la messe, à continuer à m’émerveiller toujours du mystère pascal, c’est, comme le pape François nous y invite, de prier avant la messe pour entrer dans un silence intérieur.
J’aime voir l’eucharistie comme le sacrement de la nourriture qui donne la force pour le quotidien, comme le sacrement à travers lequel Dieu tout puissant se donne à moi, pauvre pêcheur.
L’eucharistie me nourrit principalement du côté de l’humilité : Dieu tout puissant se fait vulnérable dans ma main, moi qui suis si indigne. Et pourtant Dieu se donne : quelle humilité de sa part ! La dimension d’adoration me nourrit aussi profondément : Dieu est dans mes mains, Il est là, j’ai juste à l’adorer. Enfin, la dimension communautaire de l’eucharistie : je ne communie pas tout seul, même si comme prêtre, pour des raisons graves et exceptionnelles, cela peut m’arriver de célébrer sans fidèle. Et le fait de communier ensemble me montre que le pain qui est donné ne l’est pas que pour moi mais pour la construction du corps entier. Et je me fortifie personnellement à travers la fortification du corps ecclésial. J’aime bien me dire que ma sainteté ne dépend pas que de moi.
Ce qui est sûr c’est que l’eucharistie reste le cœur de ma journée car je participe à une œuvre dont je ne suis pas maitre. Et cela me rappelle que ma vie n’est pas pour moi, que ce n’est clairement pas moi qui donne la fécondité mais que c’est le Seigneur qui agit.”
Tim et Tiphaine de Féraudy, volontaires FIDESCO à Manille.

« Apporter le Christ aux pauvres ! »

Mathilde « L’adoration régulière m’a libérée de mes traumatisme d’enfance »
Mathilde a traversé beaucoup de souffrances morales durant son enfance et elle en a gardé des blessures psychologiques. Mais dans son désespoir, Dieu est venu la sauver au travers de l’adoration régulière.











