Aller vers les personnes, refaire place à la première évangélisation, proposer aux personnes des parcours de croissance humaine et spirituelle. Le champ des initiatives s’ouvre devant nous ! Explication par Monseigneur Denis Biju-Duval.
[su_panel background=”#e8e8e8″ color=”#000000″ border=”0px solid #dddddd” shadow=”0px 0px 0px #ffffff”]Monseigneur Denis Biju-Duval est président de l’Institut Redemptor Hominis à l’université du Latran, et l’auteur de plusieurs ouvrages dont Croire n’est pas si compliqué, Éditions Emmanuel.
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1.N’attendons pas que les gens viennent à l’Église : allons à eux. Développons davantage les initiatives qui ouvrent à la rencontre, qui permettent de rejoindre les personnes telles qu’elles sont. Annonçons-leur sans condition l’amour du Christ, et offrons-leur un chemin concret de croissance. Le cas échéant, soyons inventifs, à partir des situations rencontrées et des charismes présents dans nos communautés. Des groupes de prière, des écoles pour couples ou pour parents, des propositions d’aide, des foyers d’étudiants se sont développés ces dernières décennies : il faut aller plus loin encore, au gré de notre charité pastorale et des signes de l’Esprit Saint.
2.Refaisons place à la première évangélisation : annoncer à qui l’ignore et rendre présent en actes l’amour victorieux du Christ sur la mort et le péché. C’est là non seulement le point de départ “kérygmatique”, mais c’est aussi un événement toujours actuel dans le cheminement catéchuménal qu’offre l’Église à ceux que le Seigneur vient ainsi toucher, et plus largement à tous les chrétiens.
3.Incarnons cette annonce dans une offre éducative de croissance humaine : aider les personnes à découvrir qui elles sont, comme homme ou comme femme, comme parents ou comme jeunes, et leur offrir des lieux communautaires où expérimenter et structurer leur liberté en croissance.
Dans le cadre de cette maturation, prend sens la question des sacrements. Le catéchumène qui attend encore son baptême ne le vit pas comme un refus, mais comme une invitation à avancer vers lui avec une communauté qui le soutient. De même bien des personnes et des couples qui vivent initialement des situations problématiques pourront accueillir le fait que soit différée leur pleine réconciliation sacramentelle ou leur communion eucharistique, comme une dynamique de désir et d’espérance, comme le temps nécessaire d’une reconstruction où ils sont accompagnés par des frères.













